Comme Romain Cannone, ces Français sont devenus champions olympiques à la surprise générale

Par l’édition du soir

Romain Cannone a été sacré champion olympique à la surprise générale en escrime, dimanche 25 juillet 2021. L’épéiste français a sorti les meilleurs au monde de la discipline, lui qui était seulement 47e mondial au début des Jeux. Avant lui, d’autres athlètes français ont décroché l’or, alors qu’on ne les attendait pas du tout.

Quel est le point commun entre l’épéiste Romain Cannone et le nageur Florent Manaudou ? Les deux Français ont été sacrés champions olympiques alors que personne ne pouvait parier sur leur victoire.

À Tokyo, cette année, le premier a rapporté la première médaille d’or pour la délégation française, dimanche 25 juillet 2021, et est déjà une grosse sensation de ces jeux.

D’autres athlètes tricolores avant lui ont réalisé l’exploit de sortir d’un quasi-anonymat en s’offrant le titre de champion olympique. En voici quatre.

Romain Cannone, déjà la sensation de Tokyo ?

En se rendant à Tokyo, Romain Cannone doit initialement être un remplaçant de la sélection française pour l’épreuve d’escrime par équipe. En individuel, l’épéiste français joue donc l’esprit libre, sans grande attente au départ.

La mentalité change après un premier exploit. Le 47e mondial s’est offert, en 15 touches à 12, en quarts de finale, le Russe Serguey Bida, numéro 2 mondial. De quoi commencer à rêver d’une médaille en demi-finale. Le bronze serait déjà une très belle performance.

Mais personne ne semble capable d’arrêter le Français sur sa lancée. Ni le champion olympique de 2012, l’Ukrainien Ihor Reizlin en demi-finale, et encore moins le numéro 1 mondial en finale.

Romain Cannone est sacré, lui qui n’avait même pas de page Wikipédia à son nom, fait maintenant les gros titres de la presse sportive.

En 2012, un Manaudou inattendu

Si en 2012 à Londres, la nageuse Laure Manaudou a réalisé ses derniers Jeux « pour le plaisir », on n’attendait pas non plus son frère, Florent.

En finale de 50 m, le Français est plongé dans le grand bain. Aux côtés de cadors et déjà récompensés de l’or, comme l’Américain Anthony Ervin (champion olympique en 2000) ou le Brésilien César Cielo (champion en titre à l’époque en 2008), Florent Manaudou ne peut être pronostiqué vainqueur au départ de l’épreuve.

Après un plongeon réussi et une coulée puissante, il décroche pour 46 centièmes la médaille d’or à la stupeur générale.

Émilie Le Pennec, la précocité en 2004

Le 23 août 2004, la gymnaste Émilie Le Pennec n’a pas encore 17 ans. Et pourtant à Athènes, berceau des épreuves olympiques, elle va marquer la discipline de son empreinte.

Aux barres asymétriques, la jeune française récolte une note de 9 687/10, un quasi-sans-faute. Elle devance deux Américaines confirmées en gymnastique : Terin Humphrey et Courtney Kupets.

Championne olympique à 16 ans, elle est aussi la première tricolore de l’histoire à être médaillée en gymnastique olympique. Par la suite, elle ne parvient pas à confirmer son énorme potentiel sur la scène mondiale, si ce n’est tout de même un titre européen l’année suivante de son exploit à Athènes.

Lire aussi : Le tableau des médailles pays par pays à Tokyo

Émilie Le Pennec prend sa « retraite » sportive en 2007, à seulement 20 ans. Elle devient kinésithérapeute à partir de 2010 et est consultante pour la chaîne de télévision Eurosport cette année. Elle commente les épreuves de gymnastique artistique aux Jeux olympiques de Tokyo.

Colette Besson en 1968, la belle histoire de Mexico

Quelle région en France ne comporte pas d’enceinte sportive marquée du nom de Colette Besson ? En 1968, son triomphe aux Jeux olympiques de Mexico reste l’une des plus belles histoires de l’athlétisme français.

Âgée de 22 ans, la Française réalise une très grosse performance en se qualifiant pour la finale du 400 m. Championne nationale dans cette discipline, elle n’en reste pas moins une simple outsider, loin derrière les favoris. L’on s’attend alors à une position honorable, encore plus lorsqu’elle pointe à la 6e position au dernier virage.

Colette Besson lors de son 400 m aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. (Photo : archives AFP)

Aux 60 derniers mètres, elle est remontée 3e. À la ligne d’arrivée, elle-même surprise, elle est la première. Colette Besson monte sur la plus haute marche du podium et entre dans la légende de son sport.

Les années suivantes, elle se place 2e aux championnats européens, seul coup d’éclat de la suite de sa carrière. Colette Besson décède en 2005, des suites d’un cancer, à l’âge de 59 ans.

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