Coronavirus en France : 10 908 nouveaux cas, les indicateurs explosent

Coronavirus en France : 10 908 nouveaux cas, les indicateurs explosent COVID. La propagation de l’épidémie de Covid-19 continue de s’intensifier sur l’Hexagone. Selon le dernier bilan épidémiologique de Santé publique France, le taux d’incidence continue de flamber et de se répandre sur de nombreuses régions du territoire et s’élève désormais à 52,23 cas pour 100 000 habitants. Certains départements font même le choix de revenir en arrière alors que le variant Delta du Covid-19 est désormais majoritaire sur le territoire à l’aune de l’inauguration des nouvelles mes

10 908 nouveaux cas de Covid-19 ce vendredi 16 juillet

Le 16 juillet 2021 à 21h28. Le bilan de l’épidémie de Covid-19 en France, en date du 16 juillet, rapporte 10 908 cas de plus, contre près de 6 500 de plus que mercredi dernier. Cette explosion du nombre de cas par rapport à la veille s’explique avant tout par le 14-Juillet, jour de fête nationale durant lequel la plupart des centres de dépistages étaient fermés. La moyenne glissante sur sept jours passe à 5 795 cas contre 4 891 hier et environ 2 500 de plus que vendredi dernier. Le nombre de personnes admises dans les hôpitaux et les décès sont toujours croissants mais à moindre mesure car les chiffres sont encore relativement bas. Autrement dit, même si le nombre de nouveaux cas connaît une forte augmentation depuis la veille (7 291 cas de plus détectés par rapport au bilan d’hier), ce chiffre risque d’exploser la semaine prochaine, également dans les hôpitaux et les centres de réanimation :  

  • 5 844 249 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 10 908 de plus
  • 111 451 décès au total (Ehpad compris), soit 22 de plus
  • 84 946 décès à l’hôpital, soit 22 de plus
  • 6 971 personnes actuellement hospitalisées, soit 83 de moins
  • 899 personnes actuellement en réanimation, soit 15 de moins
  • 220 nouveaux admis à l’hôpital (+7) et 33 en réanimation (-3)
  • 387 297 personnes sorties de l’hôpital, soit 280 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,59%, soit 0,15 point de plus
  • Taux d’incidence : 53,23 cas/100 000, soit 7,11 points de plus

Cinq départements métropolitains classés en vulnérabilité élevée

L’Info 8 du 16 juillet. Selon le dernier bilan du Covid-19 en France, on peut distinguer cinq départements métropolitains qui se démarquent par un taux d’incidence important qui en font des départements classés en vulnérabilité élevée :

C’est dans Les Pyrénées-Orientales que le coronavirus circule le plus dans l’Hexagone (hors territoires ultramarins, donc). Le bilan de ce 16 juillet 2021, le nombre de personnes hospitalisées se chiffre à 58 patients, parmi lesquels trois nouveaux admis au cours des dernières 24 heures. Le taux d’incidence s’emballe pour atteindre les 256,8 cas pour 100 000 habitants, un chiffre évidemment en hausse par rapport à la veille. C’est d’ailleurs dans ce département que le retour du masque dans l’espace public sera effectif dans les prochaines heures et ce jusqu’au lundi 2 août. Ces nouvelles restrictions ne concernent toutefois pas les plages et les grands espaces naturels des communes du département. 

En Haute-Corse également, les chiffres ne sont pas très bons. Si le nombre de personnes hospitalisées et celui des individus présents en réanimation n’est pas très élevé (7 patients avec 0 nouveaux admis durant les 24 heures dans les services hospitaliers et 1 malade en réanimation avec 0 nouveaux admis durant les 24h dans les centres de réanimation). C’est surtout le taux d’incidence qui est alarmant car il est en hausse et s’élève désormais à 183,8 cas pour 100 000 habitants. 

Dans l’Hérault, même constat au sujet du taux d’incidence qui est en hausse. Au 16 juillet 2021, on estime qu’il est de 112,8 cas pour 100 000 habitants. À l’inverse, le nombre d’admissions dans les divers services hospitaliers ne connaît pas (encore) d’explosion.

Dans la capitale, le virus circule également à grands débits. 278 patients sont actuellement hospitalisés, avec 14 nouvelles admissions durant les 24 heures. À l’échelle régionale, le taux d’occupation des lits de réanimation à Paris au 16 juillet 2021 était de 21,8%, selon l’Agence régionale de santé (ARS). Ce département qui, comme les quatre autres est classé en vulnérabilité absolue dépasse aussi largement le taux d’incidence (103,4 cas pour 100 000 habitants). 

Enfin, dans les Alpes-Maritimes, le nombre de personnes hospitalisées est de 124 patients pour un taux d’incidence de 98,9 pour 100 000 habitants. 

Troisième dose et obligation vaccinale : la HAS « prend acte » des annonces de l’exécutif

L’info 7 du 16 juillet. Une troisième dose de vaccin pour l’ensemble de la population n’est pas recommandée. C’est ce qu’estime, en tout cas, la Haute autorité de santé (HAS) dans un avis rendu public ce vendredi 16 juillet 2021. Selon l’autorité publique saisie par la Direction générale de la Santé, il n’y a « pas lieu » de proposer une troisième injection contre le Covid-19, « en dehors des plus vulnérables et des plus âgés ». En effet, elle suggère “une dose de rappel chez les personnes ayant été primo vaccinées prioritairement dès les mois de janvier et février 2021″. Par ailleurs, la HAS considère que la question d’une obligation pour « l’ensemble des professionnels en contact avec le public et au-delà en population générale mérite également d’être posée », rapporte l’AFP dont BFMTV se fait l’écho.

Cette déclaration fait écho aux annonces d’Emmanuel Macron lors de son allocution à l’Élysée, lundi 12 juillet 2021. Le président de la République a tenu à « rassurer » les personnes vaccinées « en janvier-février », précisant qu’elles recevraient une dose de rappel à la rentrée. Cette tranche de la population pourra prendre rendez-vous dès septembre. À noter que parmi ces primo-vaccinés, figurent aussi des soignants. “De facto, cela correspond majoritairement aux plus âgés et vulnérables car ce sont ceux qui se sont fait vacciner en premier », explique l’Élysée, citée par Le Parisien. « Le président a donné une ligne directrice, la HAS essaie de la suivre dans sa recommandation », réagit l’immunologue Stéphane Paul.

Variant Delta majoritaire, taux d’incidence en hausse.. l’épidémie de Covid-19 s’accélère

L’info 6 du 16 juillet. L’impact du variant Delta sur la situation épidémique se confirme. Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France, publié ce vendredi 16 juillet 2021, le taux d’incidence s’établit à 40 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur la semaine 27 (du 5 au 11 juillet 2021), contre 25 sur la semaine 26 (du 28 juin au 4 juillet), ce qui représente une hausse de 62 %. Au total, 27 044 nouvelles contaminations ont été détectées en France, contre 16 669 la semaine précédente. Le taux de positivité des tests est de 1,3 % (+ 0,4 point).

Cette situation peut s’expliquer en partie par la mutation du coronavirus. En effet, l’agence du gouvernement signale une « accélération de la dégradation de la situation épidémiologique dans un contexte de forte augmentation de la fréquentation des lieux de rassemblements et de nette progression du variant Delta devenu majoritaire en métropole ». Ce variant représente 63 % des prélèvements positifs, contre 43 % la semaine précédente. Aussi, Santé publique France indique que sur la semaine du 6 au 12 juillet 2021, la mutation L452R représentait 11 256 résultats positifs, soit 67,5 % des tests PCR.

Dans ce contexte, Santé publique France tire la sonnette d’alarme, et mise sur la campagne vaccinale : « Il est important d’encourager à la vaccination toutes les personnes éligibles, avec un renforcement des mesures d’incitation et de facilitation d’accès, dans l’objectif d’atteindre le plus rapidement possible un niveau suffisant d’immunité collective », indique le document. « Il est également primordial de maintenir un haut niveau d’adhésion aux mesures de prévention, notamment par la limitation des contacts à risque et le respect de l’isolement en cas de symptôme, d’infection confirmée ou de contact avec un cas confirmé. » Une mise en garde qui intervient trois jours après l’allocution d’Emmanuel Macron, qui a annoncé l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour les soignants.

Dans les hôpitaux, la décrue se confirme avec 783 nouvelles hospitalisations en semaine 27, contre 803 en semaine 26 (- 2 %). 154 nouvelles admissions en soins critiques ont par ailleurs été enregistrées, contre 173 la semaine précédente. « Une stabilisation chez les moins de 65 ans » a été constatée par Santé publique France. Quant au nombre de morts, 165 ont été répertoriés à l’hôpital, soit 7 % de moins. Le taux hebdomadaire est de 0,2 décès pour 100 000 habitants.

Vaccins à deux injections : une protection à 88 % contre la souche d’origine

L’info 5 du 16 juillet. La vaccination à double dose protège à 88 % contre la souche d’origine du Covid-19. Selon une étude de l’Institut Pasteur menée en France, en collaboration avec la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, l’Institut Ipsos et Santé publique France, deux injections de vaccin à ARN messager contre le Covid-19 permettent de se prémunir à 86 % du variant alpha et à 77 % du variant bêta, rapporte Le Parisien ce vendredi 16 juillet 2021. 

Pour mener à bien cette recherche sur les formes symptomatiques de la contamination au SARS-CoV-2, l’Institut Pasteur s’est penché sur 7 288 personnes infectées par la souche d’origine, 31 313 personnes contaminées par le variant alpha, 2 550 par le variant bêta et 3 644 épargnées par le virus, de février à mai 2021.

Concernant les antécédents d’infection au coronavirus, les scientifiques ont découvert qu’une contamination récente – de deux à six mois précisément – permet une protection comparable à celle des vaccins à ARN messager. Une immunité qui décroît, néanmoins, à partir de six mois. Qu’en est-il de l’efficacité des vaccins contre le variant Delta ? D’autres analyses doivent être réalisées, alors que cette mutation du virus se propage de manière exponentielle dans l’Hexagone et au-delà des frontières.

Variant Delta : le masque de nouveau obligatoire dans les Pyrénées-Orientales

L’info 4 du 16 juillet. Dans les Pyrénées-Orientales, le port du masque entre en vigueur à l’extérieur. La préfecture a annoncé le retour de cette mesure dans un communiqué, rapporte l’AFP dont Le Figaro se fait l’écho, ce vendredi 16 juillet 2021. Objectif : freiner la propagation du virus favorisée par le variant Delta, très transmissible. En effet, le taux d’incidence est passé de 12,7 cas pour 100 000 habitants le 2 juillet 2021, à 129,9 le 12 juillet.

Ainsi, les habitants et touristes seront à nouveau contraints de porter un masque dans l’espace public, excepté à la plage et dans les grands espaces naturels, du samedi 17 juillet au lundi 2 août 2021. Une restriction qui entre en vigueur un mois après la levée du port du masque au niveau national. Par ailleurs, la consommation de boissons alcoolisées est interdite sur la voie publique et les espaces publics, sauf les restaurants et les bars. 

Le préfet Etienne Stoskopf décrit une « croissance inquiétante de l’épidémie », pour justifier ces deux arrêtés. Et les services de l’État de prévenir : « Ces mesures pourront être complétées en fonction de l’évolution des indicateurs sanitaires et de la tension sur le système hospitalier. » L’Occitanie a franchi le seuil des 50 cas pour 100 000 habitants le 12 juillet 2021, rappelle Le Figaro qui s’appuie sur l’Agence régionale de santé (ARS Occitanie). À noter qu’en Espagne, frontalière avec la région, une explosion des cas est observée en raison de la propagation du variant Delta. Chez les moins de 20-29 ans, 1 508 cas pour 100 000 habitants ont été détectés au cours des 14 derniers jours. Dans ce contexte, de nouvelles restrictions ont été instaurées.

L’agence européenne chargée des maladies prévoit une incidence en hausse

L’info 3 du 16 juillet. L’agence européenne chargée des maladies annonce une flambée épidémique dans les prochaines semaines. Un rapport publié ce vendredi 16 juillet 2021 et relayé par l’AFP dont Le Parisien se fait l’écho, prévoit un rebond avec près de cinq fois plus de nouveaux cas de Covid-19 d’ici au 1er août par rapport à la semaine passée. Dans la zone du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), incluant l’Union européenne ainsi que la Norvège et l’Islande, un taux d’incidence de plus de 420 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants devrait être observé pour la semaine qui s’achève au 1er août 2021, contre moins de 90 la semaine dernière. Une situation épidémique qui n’est donc pas près de s’arranger, alors que la propagation du variant Delta, très transmissible, inquiète au plus haut point ces dernières semaines. 

Ces projections pour le moins alarmantes s’expliquent également par l’assouplissement des mesures, dans plusieurs pays d’Europe à l’instar de la France. Concernant le nombre d’hospitalisations et de décès, il devrait augmenter moins rapidement, grâce à la campagne de vaccination contre le coronavirus. À noter que dans l’Hexagone, une hausse des prises de rendez-vous a été constatée sur Doctolib, le soir de l’allocution d’Emmanuel Macron, lundi 12 juillet 2021.

80 % des cas positifs ne sont pas vaccinés

L’info 2 du 16 juillet. Alors que certains soignants et autres Français rechignent à se faire vacciner, cette nouvelle étude pourrait les convaincre de sauter le pas. D’après le dernier document de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publié le jeudi 15 juillet dans la soirée, les personnes non vaccinées représentent 80 % des cas positifs au Covid-19. Cette étude a été menée par l’administration qui dépend du ministère des Solidarités et de la Santé, sur la semaine du 28 juin au 4 juillet. 

Sur 2 120 tests PCR positifs en moyenne par jour, pas moins de 1 700 ont été effectués sur des personnes n’ayant reçu aucune injection. Dans le détail, 3 % des cas n’avaient reçu qu’une dose il y a moins de 14 jours, 11 % avaient reçu une dose il y a plus de 14 jours ou leur deuxième injection il y a moins de sept jours. Par ailleurs, seulement 6 % des personnes testées positives au coronavirus étaient totalement vaccinées (4 % si l’on se concentre sur les cas symptomatiques).

Quant au variant Delta, cette étude prouve une nouvelle fois que la vaccination est une réponse efficace à sa transmission. Environ 380 personnes par jour ont été testées positives à cette mutation du virus. 5,5 % d’entre elles étaient totalement vaccinées (4,7 % pour les cas symptomatiques).

L’Inserm projette une résurgence des cas « pendant l’été »


L’info 1 du 16 juillet. L’institut de recherche de l’Inserm a modélisé plusieurs scénarios, quatre au total, qui permettent d’anticiper les tendances et les chemins que pourrait prendre la situation sanitaire cet été en fonction de la circulation du virus et du rythme de la vaccination. Pour chacun de ces facteurs, différents cas de figure ont été étudiés, pour la vaccination les experts ont distingué quatre hypothèses : la plus pessimiste et la moins réaliste considère que personne ne se fera vacciner cet été, la deuxième envisage une poursuite de la tendance actuelle avec une baisse des injections équivalente à celle observée ces dernières semaines, la troisième mise sur un statu quo avec un nombre de doses injectées identique à celui de cette semaine et le plus optimiste des scénarios prévoit une augmentation du nombre de doses administrées. Quant à la circulation du virus, trois hypothèses ont été retenues avec des taux de reproduction différents, un premier fixé à 1,3, un plus faible égal à 1, permis par un strict respect des règles de distanciation, et un plus élevé évalué à 1,5. 

Selon les résultats obtenus, dans les situations les plus probables, avec un taux de reproduction de 1,3 du virus malgré la contagiosité accrue du variant et quelle que soit la situation vaccinale, l’impact de la vague à venir sur les admissions en milieu hospitalier serait limité et maîtrisé avec tout de même 2000 admissions par semaine au plus haut selon les graphiques. En revanche avec un taux de reproduction de 1,5, la situation vaccinale aurait un rôle déterminant dans l’évolution de la crise sanitaire. Seuls un statu quo ou une accélération de la vaccination dans toutes les catégories d’âges permettraient de maitriser la vague, car dans le cas d’une baisse des injections ou d’un arrêt total le nombre d’admissions à l’hôpital exploserait à l’automne selon l’Inserm avec jusqu’à 14 000 admissions par semaine. 

Vaccination tous azimuts avant la mise en place des nouvelles mesures

L’Info 8 du 15 juillet. Alors que la France s’apprête à inaugurer son pass sanitaire après les annonces d’Emmanuel Macron lundi 12 juillet, la vaccination contre le Covid-19 continue de s’accélérer en France. Selon les chiffres du ministère de la Santé, ils étaient pas moins de 320 715 personnes à recevoir au moins une dose de vaccin au cours des dernières 24 heures, ce jeudi 15 juillet 2021. Dans la même journée, ce sont 466 049 personnes qui ont reçu une deuxième dose de vaccin, portant le nombre d’injections à 786 764 sur cette période. 

Ces chiffres en hausse constante s’expliquent avant tout par les mesures prises lundi par le président de la République. À compter de la semaine prochaine, il faudra présenter un pass sanitaire (un QR code indiquant soit une vaccination complète, soit un test PCR négatif réalisé dans les 48h précédentes ou enfin un document faisant état d’une rémission au Covid-19 intervenue entre 11 jours et six mois qui précèdent la date à laquelle il sera montré). L’exécutif, par le biais de la voix du ministère de la Santé, indique que la vaccination reste primordiale dans la mesure où « 96% des personnes ayant développé une forme symptomatique la semaine dernière n’étaient pas vaccinées ».

19 départements français dépassent le seuil d’alerte

L’Info 7 du 15 juillet. Et ça continue de monter. Ce jeudi 15 juillet 2021, selon les derniers chiffres de Santé publique France, le taux d’incidence dépasse le seul d’alerte – qui est de 50 cas pour 100 000 habitants – dans 19 départements français, parmi lesquels 3 départements d’outre-mer. C’est en Martinique que le taux d’incidence est le plus élevé avec 348,2 cas pour 100 000 habitants. Sur cette île des Antilles, un couvre-feu a été réinstauré à 21h. D’autres territoires ultramarins font partie de cette liste. C’est le cas de la Guyane, voisine du Brésil qui subit une recrudescence des cas de Covid-19 liés au variant Gamma – ex variant Brésilien – et de la Réunion avec 166.3 cas pour 100 000 habitants. 

En métropole aussi, le Covid-19 et surtout ses variants continue de faire monter le taux d’incidence ; seize départements sont concernés. En tête, celui des Pyrénées-Orientales avec un taux d’incidence de 210,9 cas pour 100 000 habitants, soit une augmentation de près de 300% par rapport à la semaine dernière. En Haute-Corse, la situation sanitaire est également très préoccupante. On dénombre un taux d’incidence de 135 cas pour 100 000 habitants, soit une augmentation de près de 1000% par rapport à jeudi dernier. À Paris également, le taux d’incidence continue d’augmenter et s’approche de la barre des 100 cas pour 100 000 habitants. Au-delà de ces six départements précédemment cités, le taux d’incidence est dépassé dans dix autres régions françaises : l’Hérault, les Alpes-Maritimes, la Haute-Garonne, l’Ariège, les Pyrénées-Atlantiques, les Bouches-du-Rhône, l’Aude, les Hauts-de-Seine, le Calvados, la Seine-Saint-Denis, le Val d’Oise, la Gironde et enfin le Val-de-Marne.

Le conseil scientifique approuve le passage de 14 à 7 jours du délai post deuxième dose

L’Info 6 du 15 juillet. Mardi 13 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran annonçait que désormais « seuls 7 jours suffiront pour être considéré comme totalement protéger en France et accéder au pass sanitaire » à l’issue de la deuxième injection de vaccin contre le Covid-19. Deux jours après cette prise de parole du ministre, c’est au tour du Conseil scientifique d’approuver cette dernière lors d’un avis rendu ce jeudi 15 juillet 2021.

D’après le Conseil scientifique, les études cliniques « indiquent en fait qu’un haut niveau de protection clinique est observé 7 jours après la dernière injection de vaccin (soit la seconde injection soit la première et seule injection quand la personne a fait un COVID récemment) avec les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna ou AstraZeneca ». Et de poursuivre en précisant que « cette observation de protection après 7 jours (soit seconde injection soit après une seule injection lorsque la personne avait fait un COVID) est vraie pour la protection contre l’infection, contre le risque de survenue d’une forme grave et probablement (mais avec moins de certitude) contre le risque de transmission. »

Un cluster du variant Delta détecté sur l’île de Levant


L’info 5 du 15 juillet.
Le variant Delta est devenu majoritaire en métropole et en toute logique les cluster liés à cette mutation vont se multiplier dans les prochaines semaines. Un premier vient d’être détecté sur l’île du Levant dans le département du Var, dans la journée du 13 juillet. Les contaminations semblent avoir eu lieu lors d’un festival naturiste organisé sur l’île au début du mois de juillet, pas moins de 46 personnes ont été testées positives au virus selon nos confrères d’Actu Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En réponse, les autorités ont instauré de nouvelles restrictions en plus de celles édictées par Emmanuel Macron comme la prochaine utilisation du pass sanitaire. Dans un communiqué, la préfecture a fait savoir que le port du masque redevenait obligatoire « sur toute l’emprise civile de l’île, sauf les plages » et pour toutes les personnes de plus de 11 ans, tous les rassemblements de plus de dix personnes sont proscrits et les restaurants comme les bars ne peuvent plus accueillir de clients à l’intérieur. Après la détection du cluster, toutes les personnes actuellement sur l’île peuvent se faire dépister, c’est d’ailleurs recommandé et la préfecture compte organiser une campagne de dépistage le 17 et 18 juillet « avec l’objectif de vacciner 200 personnes par jour ».

Le début de la quatrième vague à La Réunion et en Martinique ?


L’info 4 du 15 juillet.
La Martinique et La Réunion ont été placées en état d’urgence sanitaire après l’allocution d’Emmanuel Macron le 12 juillet. Les deux îles sont en proie à un variant du Covid-19, celle des caraïbes doit faire face au variant Alpha, dit britannique, et celle de l’océan indien à la mutation Beta aussi appelée variant sud-africain. Avec des taux d’incidence respectifs de 278 et 169 cas pour 100 000 habitants, la menace d’une quatrième vague est de plus en plus pesante sur les territoires ultra-marins. D’ailleurs des restrictions ont de nouveau était instaurées, en Martinique les habitants retrouvent les contraintes du couvre-feu à 21h tandis qu’à La Réunion l’interdiction de circulation est fixée entre 23h et 5h du matin mais l’île Bourbon était encore sous couvre-feu il y a quinze jours.

En Martinique cela fait déjà plusieurs jours que l’on s’inquiète de la tournure que prennent les événements. Le directeur de l’ARS de l’île, Olivier Coudin, expliquait au Monde que 13 juillet on notait un taux d’incidence de 278 cas pour 100 000 habitants, contre 114 la semaine précédente : « On n’avait jamais connu une telle évolution : le nombre de cas a été multiplié par dix en quinze jours ». La vraie crainte du médecin que le pic de la nouvelle vague ne semble pas encore atteint : « La tendance reste à la hausse ». A La Réunion, l’hôpital est sous tension, le directeur général du CHU, Lionel Calenge faisait était de la situation il y a quelques jours : « La semaine dernière, durant deux jours, nous n’avions que 2 lits de réanimation disponibles sur l’île, puis 3 lits. Je vous laisse imaginer s’il y avait eu un accident de la circulation important ». Aujourd’hui sur les lits 112 lits présents sur l’île, quarante sont occupés par des patients covid.

Le taux d’incidence flambe localement en Haute-Corse


L’info 3 du 15 juillet
. Plusieurs départements dépassent le seuil d’alerte fixé à 50 cas pour 100 000 habitants, mais par endroit les indicateurs s’envolent et font grimper le taux d’incidence bien au-delà de ce qui est attendu. Les Pyrénées-Orientales affichent 156 cas pour 100 000 habitants et deviennent le département le plus touché de métropole, mais voilà que la situation se dégrade également en Haute-Corse. A l’échelle départementale, le taux d’incidence bien que supérieur au seuil d’alerte reste autour de 75, mais très localement, vers Saint-Florent et la Balagne, l’ARS constate « une véritable flambée des cas ». La directrice de l’agence sanitaire, Marie-Hélène Lecenne a indiqué au micro d’Europe 1 qu’entre « 80 et 100 cas par jour se déclarent » pour un taux d’incidence qui équivaut à plus de sept fois le seuil d’alerte, 380 cas pour 100 000 habitants. Plusieurs clusters ont été détectés et la directrice de l’ARS précise que ce sont principalement des jeunes adultes de 20 à 35 ans qui sont touchés mais ils « respectent l’isolement », assure-t-elle.

Face à la recrudescence de cas, les protocoles sanitaires doivent être suivis à la lettre et l’ARS fait savoir : « Nous veillons à ce qu’il y ait vraiment une précaution très importante et une absence de contact avec toute personne fragile. Nous avons encore des personnes vulnérables non vaccinées ». Certaines restrictions ont également fait leur retour, les autorités ont interdit les rassemblements en extérieur et rétabli la fermeture des bars et restaurants à 23h en plus d’une jauge d’accueil limitée à 50% des capacités à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements. Ça nous a semblé être une mesure d’urgence, compte tenu du contexte. En ayant des mesures très micro territorialisé sur la Balagne, on essaye de limiter aussi les chaînes de diffusion sur le reste de l’île », a expliqué Marie-Hélène Lecenne. Malgré les différents clusters localisés, le phénomène n’est pas synonyme de l’arrivée d’une quatrième vague généralisées selon Bruno Manzi, président de l’Ordre des médecins de Haute Corse.

L’institut Pasteur s’attend à compter 35 000 cas par jour en août


L’info 1 du 15 juillet.
La dernière modélisation de l’Institut Pasteur se penche sur la circulation du variant Delta en France dans les prochaines semaines et partage quelques inquiétudes. Les scientifiques exposent d’abord la situation actuelle et constatent que « dans les régions de France métropolitaine (hors Corse), le variant Delta connaît une croissance rapide, avec des nombres de reproduction effectifs Rd régionaux estimés entre 1.5 et 2.8 du 15 juin au 5 juillet. Cela signifie que dans les régions, il faut actuellement entre 3.5 et 10.4 jours pour voir doubler le nombre de cas Delta. » Le centre de recherche multiplie les hypothèses et selon la plus probable, celle qui prend en compte l’évolution de la couverture vaccinale et considère que « 50% des personnes infectées sont détectées par la surveillance » : « On pourrait atteindre 35,000 cas Delta par jour le 1 août si le taux de transmission devait rester inchangé (Rd=2.0 le 8 juillet), et 10,000 ou 22,000 cas Delta par jour si ce taux devait être réduit à Rd=1.5 ou Rd=1.8 à partir du 8 juillet. »

Hier, Santé publique France comptait 8 875 nouvelles contaminations, le nombre pourrait quasiment être multiplié par quatre en un peu plus de deux semaines. Toutefois si le nombre de cas pourrait augmenter de manière exponentielle, celui des hospitalisations resterait relativement faible en début août selon l’Institut Pasteur. « Cependant, dans certains scénarios, on observe une croissance importante des hospitalisations courant août/septembre. Dans le scénario avec Rd=2.0, le nombre journalier d’admissions à l’hôpital pourrait atteindre mi-août les valeurs observées lors de la deuxième vague (novembre 2020), avec un pic début septembre dépassant largement la taille de la première vague (mars 2020) », poursuivent les chercheurs dans leur rapport. Ils exposent ensuite la situation à laquelle on peut s’attendre avec un taux de reproduction du virus un peu plus faible. « Dans le scénario avec Rd=1.8, on atteindrait un pic d’hospitalisations similaire à celui de la première vague courant septembre, avec un nombre de lits occupés en soins critiques substantiellement supérieur au pic de mars 2020 du fait d’une population plus jeune de patients hospitalisés. Dans le scénario Rd=1.5, le pic serait fin septembre avec une amplitude nettement moindre que celle des vagues précédentes. » Ces estimations restent encore incertaines précisent les chercheurs, car elles s’appuient sur une période très courte et pour l’heure même s’il augmente le taux d’incidence reste faible, mais le taux de reproductions observé est compris « comme une signal fort » pour la progression du variant Delta.

Santé publique France a dressé son point épidémiologique, publié ce vendredi 16 juillet 2021 en fin d’après-midi, pour la semaine 27 (du 5 au 11 juillet). L’agence décrit une « accélération de la dégradation de la situation épidémiologique dans un contexte de forte augmentation de la fréquentation des lieux de rassemblements et de nette progression du variant Delta devenu majoritaire en métropole ». L’augmentation du taux d’incidence concerne toutes les classes d’âge, particulièrement les jeunes adultes. Une stabilisation est néanmoins observée au niveau des hospitalisations, ainsi qu’une diminution des admissions en soins critiques au niveau national.
Le nombre de cas de Covid et les indicateurs de l’épidémie repartent à la hausse. Le taux d’incidence est de 40 cas pour 100 000 habitants, contre 25 sur la semaine 26 (du 28 juin au 4 juillet), ce qui représente une hausse de 62 %. Au total, 27 044 nouvelles contaminations ont été enregistrées, contre 16 669 la semaine précédente. Le taux de positivité des tests a augmenté de 0,4 point, avec un chiffre qui s’élève à 1,3 %.

Le variant Delta majoritaire. Cette mutation du Covid-19 représente 63 % des prélèvements positifs contre 43 % en semaine 26, sur le territoire métropolitain. À noter que sur la semaine du 6 au 12 juillet 2021, Santé publique France chiffre la mutation L452R à 11 256 résultats positifs, soit 67,5% des tests PCR.

Dans les hôpitaux, la décrue s’est poursuivie avec 783 nouvelles hospitalisations contre 803 la semaine précédente (- 2 %), et 154 nouvelles admissions en service de soins critiques, contre 173 en semaine 26. Santé publique France observe « une stabilisation chez les moins de 65 ans ».

Les décès de patients Covid-19 hospitalisés étaient toujours en diminution en semaine 27, avec 165 victimes à déplorer au niveau national (-7 %), et un taux hebdomadaire de décès de 0,2 pour 100 000 habitants.

Suivez l’évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l’échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu’elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d’appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d’incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d’une semaine, par rapport à la population totale d’un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s’exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d’habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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