Coronavirus en France : rebond, clusters… Ça repart, et des restrictions reviennent

Coronavirus en France : rebond, clusters... Ça repart, et des restrictions reviennent COVID. Le coronavirus en France circule toujours et même activement dans certains départements. Des autorités locales ont décidé de réinstaurer certaines restrictions pour contrer la recrudescence du virus. Les dernières infos.

Le retour du couvre-feu en France à cause du rebond épidémique ?

19 juillet, 10h11. Au regard de la tendance épidémique, qui fait craindre une explosion des nouveaux cas quotidiens de contaminations au Covid-19 en France, le gouvernement ne ferme aucune porte. Sur BFMTV, le ministre des Affaires européennes, Clément Beaune, a été interrogé sur l’éventualité d’un retour du couvre-feu dans les départements où le taux d’incidence repart à la hausse. « C’est une possibilité, même s’il ne faut pas être alarmiste », a-t-il prévenu, en mettant en avant un seuil à partir duquel de nouvelles restrictions pourraient intervenir : « Ce n’est pas exclu, le président de la République l’a dit dans son intervention lundi dernier, il a parlé d’un seuil d’incidence de 200, c’est adapté en fonction de ce que les préfets estiment nécessaire. […] Il faut avoir cette arme entre les mains, si une situation devient incontrôlée ».

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas officiellement communiqué sur un seuil épidémique à partir duquel serait instauré un couvre-feu dans les villes ou départements les plus touchés par la reprise épidémique. Certains territoires sont nettement plus concernés par la recrudescence de la circulation du virus, pour davantage de précisions, rendez-vous sur notre article consacré à la circulation du coronavirus en France par département.

Le gouvernement inquiet du cluster découvert en boîte de nuit à Bordeaux, vers de nouvelles mesures ?

Le 9 juillet, 09h10. Invité ce lundi 19 juillet à l’antenne de France Info, le porte-parole du gouvernement a fait un point sur un événement qui préoccupe les autorités : la découverte d’au moins 35 cas de contaminations au Covid-19, issues d’une soirée ayant eu lieu en boîte de nuit à Bordeaux ces derniers jours. « Nous regardons avec beaucoup d’attention ce qu’il se passe à Bordeaux », a affirmé Gabriel Attal, indiquant que l’exécutif « se posera la question » de l’éventualité d’une nouvelle fermeture des discothèques s’il est établi que les contrôles ne sont pas effectués comme il se doit ou si le protocole sanitaire mis en place n’est pas assez efficace.

Les boîtes de nuit ont rouvert leurs portes au début du mois de juillet, mais le protocole strict instauré interrogent certains experts virologues, qui considèrent que le variant Delta peut créer une explosion des cas de contamination lors de rassemblement en intérieur. De nouvelles précisions devraient être rapidement apportées sur l’évolution possible du protocole sanitaire dans les discothèques pour cet été.

Plus de 12 000 nouveaux cas de coronavirus dimanche 18 juillet

Le 18 juillet 2021 à 21h50. Le bilan de l’épidémie de Covid-19 en France, en date du 18 juillet, fait état de 12 532 nouveaux cas de plus ; la barre des 10 000 cas quotidiens a été franchie vendredi soir (10 908 cas). Du côté de l’hôpital, 54 nouvelles admissions ont été recensées au cours des dernières 24 heures, soit 60 de moins que la veille. Enfin, en réanimation, on parle de 9 nouveaux arrivants, c’est 12 de moins par rapport à samedi. Voici tous les chiffres du jour :

  • 5 867 730 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 12 532 de plus
  • 111 472 décès au total (Ehpad compris), soit 5 de plus
  • 84 967 décès à l’hôpital, soit 5 de plus
  • 6 936 personnes actuellement hospitalisées, soit 14 de plus
  • 891 personnes actuellement en réanimation, soit 1 de plus
  • 54 nouveaux admis à l’hôpital (-60) et 9 en réanimation (-12)
  • 387 469 personnes sorties de l’hôpital, soit 30 de plus
  • Taux de positivité des tests : 2%, soit 0,35 point de plus
  • Taux d’incidence : 63,49 cas/100 000, soit 12,95 points de plus

« Sur le long terme, avec ce rush vaccinal, on vient de faire un pas de géant… pour éviter la cinquième vague »

L’info 3 du 18 juillet. Doit-on s’attendre à de nouvelles mesures de restriction locales ? Il semble que cela ne soit pas à exclure. Dans le Journal du dimanche, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu à souligner que « la dynamique épidémique est clairement plus forte que lors des vagues précédentes » et ce, « même si l’on part de plus bas ». Et le ministre de noter : « Le R [nombre de personnes contaminées par un cas ndlr.] pourrait atteindre 2, ce qui atteste de la contagiosité plus forte du variant Delta, de sorte que le nombre de nouveaux cas double tous les cinq jours. »

Une situation qui justifie selon lui l’élargissement du pass sanitaire. « Si on était tous vaccinés, le virus ne trouverait plus personne à infecter, mais on n’y est pas encore. D’où la logique du pass sanitaire, pour lutter contre les contaminations dans les lieux clos à risque, pour éviter des clusters. » Et un expert de renchérir, également dans les colonnes du JDD : « Sur le long terme, avec ce rush vaccinal, on vient de faire un pas de géant… pour éviter la cinquième vague. »

Vive attaque du porte-parole du gouvernement contre certains antivax

L’info 2 du 18 juillet. Gabriel Attal ne mâche pas ses mots. Dans Le Parisien, dimanche 18 juillet, le porte-parole du gouvernement a alerté sur le fait que « la France est repassée au-dessus du seuil d’alerte avec un taux d’incidence de plus de 50 sur 100 000 habitants, en augmentation de 80% sur une semaine ». « Du jamais-vu depuis le début de la crise », a-t-il insisté, avant de taper du poing sur la table : « Il faut être clair : dorénavant, c’est soit la vaccination générale, soit le tsunami viral. Il n’y a pas d’alternative. »

Questionné sur les manifestations de ces derniers jours contre l’élargissement du pass sanitaire, Gabriel Attal n’a pas hésité à diviser les Français en trois catégories. « Il y a une France laborieuse et volontariste, qui veut mettre le virus derrière elle et travailler. Elle est largement majoritaire. Et puis il y a une frange capricieuse et défaitiste, très minoritaire, qui se satisferait bien de rester dans le chaos et l’inactivité », a-t-il dénoncé, avant de tempérer son propos : « Entre les deux, il y a évidemment des Français qui doutent sincèrement, à convaincre. » Le porte-parole du gouvernement a donc appelé chaque vacciné à aider l’exécutif à convaincre les plus réticents.

Une baisse des hospitalisations « en trompe-l’œil » ?

L’info 1 du 18 juillet. Guillaume Rozier tire la sonnette d’alarme. Au micro de LCI, dimanche 18 juillet, le fondateur de Covid Tracker s’est ému de la spectaculaire envolée du nombre de nouveaux cas de coronavirus enregistrée ces derniers jours. Plus « 80% des nouveaux cas » sur une semaine dans le pays. Du jamais vu et ce, depuis le début de l’épidémie de Covid-19, a-t-il souligné. Quant à l’idée selon laquelle on pourrait se rassurer en regardant les chiffres des hôpitaux continuer à diminuer, Guillaume Rozier préfère parler de « baisse en trompe-l’œil ». Les répercussions de cette soudaine envolée des cas pourraient arriver prochainement, estime-t-il. Et pour cause, il y a toujours un temps de latence entre les contaminations et les hospitalisations.

De nouvelles mesures instaurées localement pour faire face au variant Delta du Covid-19

L’info 3 du 17 juillet. Les Pyrénées-Orientales ont décidé de frapper fort. Face à une augmentation rapide et conséquente du nombre de cas de contamination par le variant Delta du coronavirus, le préfet a annoncé samedi 17 juillet qu’un couvre-feu allait être ré-instauré sur le territoire dès dimanche 18 juillet. Les bars, restaurants et établissements de plage devront fermer boutique chaque soir à 23 heures. Une règle qui s’appliquera jusqu’au 2 août. Vendredi, la préfecture avait déjà annoncé le retour du masque obligatoire en extérieur dans tout le département dès samedi, à l’exception des plages et des grands espaces naturels.

Les Pyrénées-Orientales sont loin d’être les seules à avoir fait le choix de rétablir le port du masque obligatoire en extérieur, face à l’envolée des cas de Covid-19. Le Var l’impose jusqu’au 30 juillet inclus, « dans les lieux publics où la distanciation sociale ne peut pas être respectée », ainsi que dans quelques lieux spécifiés plus en détail. Le masque est également obligatoire partout en Saône-et-Loire jusqu’au 31 août. Dans l’Aisne, l’obligation court jusqu’au 15 août. Depuis vendredi, le préfet du Pas-de-Calais a, lui, étendu l’obligation du port du masque à de nouvelles zones. Enfin, aux quatre coins du pays, plusieurs villes ont pris cette décision. C’est le cas notamment de Sarlat, Bergerac, Nontron et Brantôme-en-Périgord en Dordogne, mais aussi Troyes, Toulouse, Lille, Montpellier ou encore Bordeaux. Dans ces différentes villes, des rues précises ou certains événements, tels que les jours de marché, sont visés.

Certains voyageurs arrivant en France vont devoir se plier à de nouvelles mesures

L’info 2 du 17 juillet. Face à la progression du variant Delta en France, mais aussi en Europe, l’Hexagone serre la vis ! Samedi 17 juillet, un communiqué de Matignon a indiqué que la France allait désormais imposer un test de moins de 24 heures aux voyageurs non-vaccinés en provenance de plusieurs pays européens. Sont concernés par cette nouvelle mesure les personnes qui tenteraient de rejoindre l’Hexagone depuis le Royaume-Uni, mais aussi l’Espagne, le Portugal, Chypre, la Grèce et les Pays-Bas. La mesure entrera en vigueur dans la nuit de samedi à dimanche, à minuit pétante. Jusqu’ici, ces voyageurs devaient déjà présenter un test négatif, mais il devait être de moins de 48 heures pour ceux venant de l’autre côté de la Manche, et de moins de 72 heures pour les autres pays. Bonne nouvelle en revanche pour les voyageurs qui auraient un schéma vaccinal complet avec l’un des quatre vaccins reconnus par l’Agence européenne du médicament, à savoir Pfizer, AstraZeneca, Moderna ou Janssen, et ce « quel que soit le pays de provenance », les contraintes pesant actuellement sur eux seront quant à elles levées dès ce samedi.

Matignon a par ailleurs indiqué que la liste des pays placés en zone rouge par la France avait, elle, été élargie à la Tunisie, au Mozambique, à Cuba et à l’Indonésie. Pour ces voyageurs, les contraintes sont renforcées. Ils doivent pouvoir justifier leur venue d’un motif impérieux, mais aussi présenter un test négatif au départ, en réaliser un autre une fois sur le territoire français et effectuer une quarantaine contrôlée de 10 jours à leur arrivée en France.

De nombreuses manifestations contre le pass sanitaire organisées dans toute la France ce samedi

L’info 1 du 17 juillet. Ils ne sont pas contents et le font savoir. De nombreux Français ont prévu de battre le pavé, samedi 17 juillet, afin de faire entendre leur opposition à l’instauration du pass sanitaire et plus largement contre la politique du gouvernement adoptée pour faire face à la crise liée au coronavirus. Dès samedi matin, plusieurs rassemblements étaient déjà constatés alors que les cortèges devaient s’élancer des quatre coins du pays en début d’après-midi, sous les coups de 14h. À Perpignan, BFM TV rapportait notamment en fin de matinée quelque 400 manifestants rassemblés un temps devant la préfecture avant de défiler dans le centre historique de la ville. Selon Le Parisien, vers 11h30, à Lille, plusieurs dizaines de personnes étaient également présentes place de la République, juste en face de la préfecture. Même constat à Aix-en-Provence où les « Macron démission » résonnaient déjà peu avant midi. À Paris, plusieurs cortèges sont organisés ce samedi. Ils répondront toutefois à l’appel de différentes personnalités, de l’extrême gauche à l’extrême droite, telles que Florian Philippot (Les Patriotes) ou François Ruffin (La France insoumise).

Santé publique France a dressé son point épidémiologique, publié ce vendredi 16 juillet 2021 en fin d’après-midi, pour la semaine 27 (du 5 au 11 juillet). L’agence décrit une « accélération de la dégradation de la situation épidémiologique dans un contexte de forte augmentation de la fréquentation des lieux de rassemblements et de nette progression du variant Delta devenu majoritaire en métropole ». L’augmentation du taux d’incidence concerne toutes les classes d’âge, particulièrement les jeunes adultes. Une stabilisation est néanmoins observée au niveau des hospitalisations, ainsi qu’une diminution des admissions en soins critiques au niveau national.
Le nombre de cas de Covid et les indicateurs de l’épidémie repartent à la hausse. Le taux d’incidence est de 40 cas pour 100 000 habitants, contre 25 sur la semaine 26 (du 28 juin au 4 juillet), ce qui représente une hausse de 62 %. Au total, 27 044 nouvelles contaminations ont été enregistrées, contre 16 669 la semaine précédente. Le taux de positivité des tests a augmenté de 0,4 point, avec un chiffre qui s’élève à 1,3 %.

Le variant Delta majoritaire. Cette mutation du Covid-19 représente 63 % des prélèvements positifs contre 43 % en semaine 26, sur le territoire métropolitain. À noter que sur la semaine du 6 au 12 juillet 2021, Santé publique France chiffre la mutation L452R à 11 256 résultats positifs, soit 67,5% des tests PCR.

Dans les hôpitaux, la décrue s’est poursuivie avec 783 nouvelles hospitalisations contre 803 la semaine précédente (- 2 %), et 154 nouvelles admissions en service de soins critiques, contre 173 en semaine 26. Santé publique France observe « une stabilisation chez les moins de 65 ans ».

Les décès de patients Covid-19 hospitalisés étaient toujours en diminution en semaine 27, avec 165 victimes à déplorer au niveau national (-7 %), et un taux hebdomadaire de décès de 0,2 pour 100 000 habitants.

Suivez l’évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l’échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu’elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d’appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d’incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d’une semaine, par rapport à la population totale d’un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s’exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d’habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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