Coronavirus en France : une explosion des contaminations « attendue pendant l’été » ?

Coronavirus en France : une explosion des contaminations "attendue pendant l'été" ? COVID. Les taux d’incidence augmentent dans plusieurs départements, certains sont déjà dans le rouge, et à la vitesse à laquelle le variant Delta se propage la quatrième vague pourrait intervenir dans le courant de l’été selon certains scénarios envisagés par l’Inserm. Le sud et le sud-ouest pourraient être les zones les plus affectées.

L’Inserm projette une résurgence des cas « pendant l’été »


L’info 1 du 16 juillet. L’institut de recherche de l’Inserm a modélisé plusieurs scénarios, quatre au total, qui permettent d’anticiper les tendances et les chemins que pourrait prendre la situation sanitaire cet été en fonction de la circulation du virus et du rythme de la vaccination. Pour chacun de ces facteurs, différents cas de figure ont été étudiés, pour la vaccination les experts ont distingué quatre hypothèses : la plus pessimiste et la moins réaliste considère que personne ne se fera vacciner cet été, la deuxième envisage une poursuite de la tendance actuelle avec une baisse des injections équivalente à celle observée ces dernières semaines, la troisième mise sur un statu quo avec un nombre de doses injectées identique à celui de cette semaine et le plus optimiste des scénarios prévoit une augmentation du nombre de doses administrées. Quant à la circulation du virus, trois hypothèses ont été retenues avec des taux de reproduction différents, un premier fixé à 1,3, un plus faible égal à 1, permis par un strict respect des règles de distanciation, et un plus élevé évalué à 1,5. 

Selon les résultats obtenus, dans les situations les plus probables, avec un taux de reproduction de 1,3 du virus malgré la contagiosité accrue du variant et quelle que soit la situation vaccinale, l’impact de la vague à venir sur les admissions en milieu hospitalier serait limité et maîtrisé avec tout de même 2000 admissions par semaine au plus haut selon les graphiques. En revanche avec un taux de reproduction de 1,5, la situation vaccinale aurait un rôle déterminant dans l’évolution de la crise sanitaire. Seuls un statu quo ou une accélération de la vaccination dans toutes les catégories d’âges permettraient de maitriser la vague, car dans le cas d’une baisse des injections ou d’un arrêt total le nombre d’admissions à l’hôpital exploserait à l’automne selon l’Inserm avec jusqu’à 14 000 admissions par semaine. 

Vaccination tous azimuts avant la mise en place des nouvelles mesures

L’Info 8 du 15 juillet. Alors que la France s’apprête à inaugurer son pass sanitaire après les annonces d’Emmanuel Macron lundi 12 juillet, la vaccination contre le Covid-19 continue de s’accélérer en France. Selon les chiffres du ministère de la Santé, ils étaient pas moins de 320 715 personnes à recevoir au moins une dose de vaccin au cours des dernières 24 heures, ce jeudi 15 juillet 2021. Dans la même journée, ce sont 466 049 personnes qui ont reçu une deuxième dose de vaccin, portant le nombre d’injections à 786 764 sur cette période. 

Ces chiffres en hausse constante s’expliquent avant tout par les mesures prises lundi par le président de la République. À compter de la semaine prochaine, il faudra présenter un pass sanitaire (un QR code indiquant soit une vaccination complète, soit un test PCR négatif réalisé dans les 48h précédentes ou enfin un document faisant état d’une rémission au Covid-19 intervenue entre 11 jours et six mois qui précèdent la date à laquelle il sera montré). L’exécutif, par le biais de la voix du ministère de la Santé, indique que la vaccination reste primordiale dans la mesure où « 96% des personnes ayant développé une forme symptomatique la semaine dernière n’étaient pas vaccinées ».

19 départements français dépassent le seuil d’alerte

L’Info 7 du 15 juillet. Et ça continue de monter. Ce jeudi 15 juillet 2021, selon les derniers chiffres de Santé publique France, le taux d’incidence dépasse le seul d’alerte – qui est de 50 cas pour 100 000 habitants – dans 19 départements français, parmi lesquels 3 départements d’outre-mer. C’est en Martinique que le taux d’incidence est le plus élevé avec 348,2 cas pour 100 000 habitants. Sur cette île des Antilles, un couvre-feu a été réinstauré à 21h. D’autres territoires ultramarins font partie de cette liste. C’est le cas de la Guyane, voisine du Brésil qui subit une recrudescence des cas de Covid-19 liés au variant Gamma – ex variant Brésilien – et de la Réunion avec 166.3 cas pour 100 000 habitants. 

En métropole aussi, le Covid-19 et surtout ses variants continue de faire monter le taux d’incidence ; seize départements sont concernés. En tête, celui des Pyrénées-Orientales avec un taux d’incidence de 210,9 cas pour 100 000 habitants, soit une augmentation de près de 300% par rapport à la semaine dernière. En Haute-Corse, la situation sanitaire est également très préoccupante. On dénombre un taux d’incidence de 135 cas pour 100 000 habitants, soit une augmentation de près de 1000% par rapport à jeudi dernier. À Paris également, le taux d’incidence continue d’augmenter et s’approche de la barre des 100 cas pour 100 000 habitants. Au-delà de ces six départements précédemment cités, le taux d’incidence est dépassé dans dix autres régions françaises : l’Hérault, les Alpes-Maritimes, la Haute-Garonne, l’Ariège, les Pyrénées-Atlantiques, les Bouches-du-Rhône, l’Aude, les Hauts-de-Seine, le Calvados, la Seine-Saint-Denis, le Val d’Oise, la Gironde et enfin le Val-de-Marne.

Le conseil scientifique approuve le passage de 14 à 7 jours du délai post deuxième dose

L’Info 6 du 15 juillet. Mardi 13 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran annonçait que désormais « seuls 7 jours suffiront pour être considéré comme totalement protéger en France et accéder au pass sanitaire » à l’issue de la deuxième injection de vaccin contre le Covid-19. Deux jours après cette prise de parole du ministre, c’est au tour du Conseil scientifique d’approuver cette dernière lors d’un avis rendu ce jeudi 15 juillet 2021.

D’après le Conseil scientifique, les études cliniques « indiquent en fait qu’un haut niveau de protection clinique est observé 7 jours après la dernière injection de vaccin (soit la seconde injection soit la première et seule injection quand la personne a fait un COVID récemment) avec les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna ou AstraZeneca ». Et de poursuivre en précisant que « cette observation de protection après 7 jours (soit seconde injection soit après une seule injection lorsque la personne avait fait un COVID) est vraie pour la protection contre l’infection, contre le risque de survenue d’une forme grave et probablement (mais avec moins de certitude) contre le risque de transmission. »

3617 nouveaux cas de Covid-19 ce jeudi 15 juillet

L’Info 2 du 15 juillet. Le bilan de l’épidémie de Covid-19 en France, en date du 15 juillet, rapporte 3617 cas de plus, contre près de 4500 mercredi dernier. Cette forte baisse épidémique n’est pourtant qu’un leurre, sûrement imputable au 14 juillet, jour de Fête nationale férié durant lequel un grand nombre de centres de dépistages était fermé. En effet, si on observe le nombre de personnes hospitalisées ces derniers jours, les chiffres ne baissent pas, bien au contraire. Le solde de patients à l’hôpital est de 213 en 24h, soit 113 de plus que jeudi dernier. Même chose pour les personnes admises en réanimation qui étaient 36 hier soit dix de plus que le 8 juillet 2021. Autrement dit, même si le nombre de nouveaux cas connaît une baisse énorme depuis la veille (5258 cas de moins détectés par rapport au bilan d’hier), ce chiffre risque d’exploser à l’aube du week-end :  

  • 5 833 341 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 3 617 de plus
  • 111 429 décès au total (Ehpad compris), soit 16 de plus
  • 84 924 décès à l’hôpital, soit 16 de plus
  • 7 054 personnes actuellement hospitalisées, soit 7 de plus
  • 914 personnes actuellement en réanimation, soit 17 de moins
  • 213 nouveaux admis à l’hôpital (+98) et 36 en réanimation (+17)
  • 387 017 personnes sorties de l’hôpital, soit 178 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,44%, soit 0,17 point de plus
  • Taux d’incidence : 45,97 cas/100 000, soit 5,68 points de plus

Un cluster du variant Delta détecté sur l’île de Levant


L’info 5 du 15 juillet.
Le variant Delta est devenu majoritaire en métropole et en toute logique les cluster liés à cette mutation vont se multiplier dans les prochaines semaines. Un premier vient d’être détecté sur l’île du Levant dans le département du Var, dans la journée du 13 juillet. Les contaminations semblent avoir eu lieu lors d’un festival naturiste organisé sur l’île au début du mois de juillet, pas moins de 46 personnes ont été testées positives au virus selon nos confrères d’Actu Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En réponse, les autorités ont instauré de nouvelles restrictions en plus de celles édictées par Emmanuel Macron comme la prochaine utilisation du pass sanitaire. Dans un communiqué, la préfecture a fait savoir que le port du masque redevenait obligatoire « sur toute l’emprise civile de l’île, sauf les plages » et pour toutes les personnes de plus de 11 ans, tous les rassemblements de plus de dix personnes sont proscrits et les restaurants comme les bars ne peuvent plus accueillir de clients à l’intérieur. Après la détection du cluster, toutes les personnes actuellement sur l’île peuvent se faire dépister, c’est d’ailleurs recommandé et la préfecture compte organiser une campagne de dépistage le 17 et 18 juillet « avec l’objectif de vacciner 200 personnes par jour ».

Le début de la quatrième vague à La Réunion et en Martinique ?


L’info 4 du 15 juillet.
La Martinique et La Réunion ont été placées en état d’urgence sanitaire après l’allocution d’Emmanuel Macron le 12 juillet. Les deux îles sont en proie à un variant du Covid-19, celle des caraïbes doit faire face au variant Alpha, dit britannique, et celle de l’océan indien à la mutation Beta aussi appelée variant sud-africain. Avec des taux d’incidence respectifs de 278 et 169 cas pour 100 000 habitants, la menace d’une quatrième vague est de plus en plus pesante sur les territoires ultra-marins. D’ailleurs des restrictions ont de nouveau était instaurées, en Martinique les habitants retrouvent les contraintes du couvre-feu à 21h tandis qu’à La Réunion l’interdiction de circulation est fixée entre 23h et 5h du matin mais l’île Bourbon était encore sous couvre-feu il y a quinze jours.

En Martinique cela fait déjà plusieurs jours que l’on s’inquiète de la tournure que prennent les événements. Le directeur de l’ARS de l’île, Olivier Coudin, expliquait au Monde que 13 juillet on notait un taux d’incidence de 278 cas pour 100 000 habitants, contre 114 la semaine précédente : « On n’avait jamais connu une telle évolution : le nombre de cas a été multiplié par dix en quinze jours ». La vraie crainte du médecin que le pic de la nouvelle vague ne semble pas encore atteint : « La tendance reste à la hausse ». A La Réunion, l’hôpital est sous tension, le directeur général du CHU, Lionel Calenge faisait était de la situation il y a quelques jours : « La semaine dernière, durant deux jours, nous n’avions que 2 lits de réanimation disponibles sur l’île, puis 3 lits. Je vous laisse imaginer s’il y avait eu un accident de la circulation important ». Aujourd’hui sur les lits 112 lits présents sur l’île, quarante sont occupés par des patients covid.

Le taux d’incidence flambe localement en Haute-Corse


L’info 3 du 15 juillet
. Plusieurs départements dépassent le seuil d’alerte fixé à 50 cas pour 100 000 habitants, mais par endroit les indicateurs s’envolent et font grimper le taux d’incidence bien au-delà de ce qui est attendu. Les Pyrénées-Orientales affichent 156 cas pour 100 000 habitants et deviennent le département le plus touché de métropole, mais voilà que la situation se dégrade également en Haute-Corse. A l’échelle départementale, le taux d’incidence bien que supérieur au seuil d’alerte reste autour de 75, mais très localement, vers Saint-Florent et la Balagne, l’ARS constate « une véritable flambée des cas ». La directrice de l’agence sanitaire, Marie-Hélène Lecenne a indiqué au micro d’Europe 1 qu’entre « 80 et 100 cas par jour se déclarent » pour un taux d’incidence qui équivaut à plus de sept fois le seuil d’alerte, 380 cas pour 100 000 habitants. Plusieurs clusters ont été détectés et la directrice de l’ARS précise que ce sont principalement des jeunes adultes de 20 à 35 ans qui sont touchés mais ils « respectent l’isolement », assure-t-elle.

Face à la recrudescence de cas, les protocoles sanitaires doivent être suivis à la lettre et l’ARS fait savoir : « Nous veillons à ce qu’il y ait vraiment une précaution très importante et une absence de contact avec toute personne fragile. Nous avons encore des personnes vulnérables non vaccinées ». Certaines restrictions ont également fait leur retour, les autorités ont interdit les rassemblements en extérieur et rétabli la fermeture des bars et restaurants à 23h en plus d’une jauge d’accueil limitée à 50% des capacités à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements. Ça nous a semblé être une mesure d’urgence, compte tenu du contexte. En ayant des mesures très micro territorialisé sur la Balagne, on essaye de limiter aussi les chaînes de diffusion sur le reste de l’île », a expliqué Marie-Hélène Lecenne. Malgré les différents clusters localisés, le phénomène n’est pas synonyme de l’arrivée d’une quatrième vague généralisées selon Bruno Manzi, président de l’Ordre des médecins de Haute Corse.

L’institut Pasteur s’attend à compter 35 000 cas par jour en août


L’info 1 du 15 juillet.
La dernière modélisation de l’Institut Pasteur se penche sur la circulation du variant Delta en France dans les prochaines semaines et partage quelques inquiétudes. Les scientifiques exposent d’abord la situation actuelle et constatent que « dans les régions de France métropolitaine (hors Corse), le variant Delta connaît une croissance rapide, avec des nombres de reproduction effectifs Rd régionaux estimés entre 1.5 et 2.8 du 15 juin au 5 juillet. Cela signifie que dans les régions, il faut actuellement entre 3.5 et 10.4 jours pour voir doubler le nombre de cas Delta. » Le centre de recherche multiplie les hypothèses et selon la plus probable, celle qui prend en compte l’évolution de la couverture vaccinale et considère que « 50% des personnes infectées sont détectées par la surveillance » : « On pourrait atteindre 35,000 cas Delta par jour le 1 août si le taux de transmission devait rester inchangé (Rd=2.0 le 8 juillet), et 10,000 ou 22,000 cas Delta par jour si ce taux devait être réduit à Rd=1.5 ou Rd=1.8 à partir du 8 juillet. »

Hier, Santé publique France comptait 8 875 nouvelles contaminations, le nombre pourrait quasiment être multiplié par quatre en un peu plus de deux semaines. Toutefois si le nombre de cas pourrait augmenter de manière exponentielle, celui des hospitalisations resterait relativement faible en début août selon l’Institut Pasteur. « Cependant, dans certains scénarios, on observe une croissance importante des hospitalisations courant août/septembre. Dans le scénario avec Rd=2.0, le nombre journalier d’admissions à l’hôpital pourrait atteindre mi-août les valeurs observées lors de la deuxième vague (novembre 2020), avec un pic début septembre dépassant largement la taille de la première vague (mars 2020) », poursuivent les chercheurs dans leur rapport. Ils exposent ensuite la situation à laquelle on peut s’attendre avec un taux de reproduction du virus un peu plus faible. « Dans le scénario avec Rd=1.8, on atteindrait un pic d’hospitalisations similaire à celui de la première vague courant septembre, avec un nombre de lits occupés en soins critiques substantiellement supérieur au pic de mars 2020 du fait d’une population plus jeune de patients hospitalisés. Dans le scénario Rd=1.5, le pic serait fin septembre avec une amplitude nettement moindre que celle des vagues précédentes. » Ces estimations restent encore incertaines précisent les chercheurs, car elles s’appuient sur une période très courte et pour l’heure même s’il augmente le taux d’incidence reste faible, mais le taux de reproductions observé est compris « comme une signal fort » pour la progression du variant Delta.

Le schéma de vaccination passe à une semaine

L’info 8 du 14 juillet. Durant le journal de 20 heures de France 2, mardi 13 juillet, le ministre de la Santé a annoncé de nouvelles intéressantes pour les Français qui viennent de se faire vacciner. Désormais, le schéma de vaccination sera considéré comme complet à partir d’une semaine, au lieu de deux auparavant. Toutefois, cette règle ne sera effective qu’en France. « Attention, au niveau européen, l’harmonisation reste à faire. Il faudra donc toujours attendre deux semaines pour voyager en Europe. Mais en France, le pass sanitaire sera considéré comme complété », a souligné Oliver Véran. 

Par ailleurs, le ministre a annoncé que les salariés d’établissements recevant du public auront jusqu’au 30 août pour achever complètement leur vaccination. « Ces aménagements vont nous permettre d’avoir un été sécurisé », a conclu Olivier Véran. 

Un projet de loi relatif à l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour bientôt

L’info 7 du 14 juillet. Face à la nouvelle montée de l’épidémie de coronavirus, un projet de loi relatif à l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale risque de changer la donne. Ce mercredi, le gouvernement a annoncé que la période d’isolement obligatoire de dix jours pour les personnes positives au coronavirus allait être inscrite dans la loi. Aujourd’hui, l’isolement était uniquement prévu auprès de l’Assurance maladie.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit une amende de 45 000 euros et un an d’emprisonnement à l’encontre des commerces et des lieux de culture qui n’effectuent pas les contrôles du pass sanitaire. Le projet de loi devrait être discuté pour le lundi 19 juillet en Conseil des ministres et suivra au Parlement dès le 21 juillet.

Comme chaque jeudi, Santé publique France a dressé le bilan de la situation du coronavirus en France le 8 juillet 2021 dans son dernier point épidémiologique hebdomadaire, portant sur la semaine 26 (du 28 juin au 4 juillet). L’organisation confirme la « dégradation de la situation après plusieurs semaines d’amélioration des indicateurs épidémiologiques, avec une augmentation de la circulation du SARS-CoV-2 chez les moins de 65 ans et une forte progression de la détection du variant Delta ». Voici les principaux enseignements de ce point détaillé sur l’épidémie de Covid en France :

Le nombre de cas de Covid et les indicateurs de l’épidémie repartent à la hausse. 16 538 nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés en semaine 26, soit 31% de plus que la semaine précédente et donc environ 2360 cas en moyenne chaque jour. Après 11 semaines consécutives de baisse, le taux d’incidence était en augmentation, à 25/100 000 habitants, soit +31% par rapport à la semaine 25. Le taux de dépistage était également en hausse (2736 pour 100 000 habitants, soit +11%). Santé publique France souligne que le taux d’incidence est en nette augmentation chez les 15-64 ans (+53%) et plus modérée chez les 45-64 ans (+12%).

Le variant Delta du SARS-CoV-2 a suivi une progression très rapide en semaine 26. Les mutations E484K (liée aux variants sud-africain et brésilien) et E484Q (une mutation très marginale) ont été détectées dans respectivement 19,1% et 0,8% des prélèvements positifs criblés recherchant ces mutations. Mais la détection de la mutation L452R (portée principalement par le variant Delta, ou « indien ») augmentait fortement : elle était retrouvée dans 43% des prélèvements positifs criblés en semaine 26, soit plus du double de la semaine précédente (21% en S25). Les résultats préliminaires de l’enquête Flash #12 du 22 juin 2021 confirment que la part du variant préoccupant Alpha (britannique) est en nette diminution et que la part du variant Delta suit une progression fulgurante (de 8,5% à 30,5% en deux semaines).

Dans les hôpitaux, la décrue s’est poursuivie avec un nombre de déclarations de nouvelles hospitalisations et admissions en services de soins critiques qui diminuait encore en semaine 26 de  respectivement -16% et -23% par rapport à la semaine 25. Le nombre de patients en cours d’hospitalisation était toujours en diminution au 6 juillet, avec 7696 patients hospitalisés, dont 1045 en services de soins critiques. « Néanmoins, l’évolution du taux d’hospitalisations doit être suivie avec attention ces prochaines semaines en raison de l’augmentation du taux d’incidence en semaine 26 », alerte l’agence de santé.

Les décès de patients Covid-19 hospitalisés étaient toujours en diminution eux aussi en semaine 26 (-24%) et ceux survenus dans les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) restaient à un niveau très faible.

Suivez l’évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l’échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu’elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d’appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d’incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d’une semaine, par rapport à la population totale d’un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s’exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d’habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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