Cyberattaques : les États-Unis et leurs alliés condamneront ensemble les activités «malveillantes» de la Chine

L’UE, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Otan s’y associeront pour accuser la Chine de «faire appel à des pirates informatiques criminels», selon un haut responsable américain.

Washington et ses alliés condamneront lundi 19 juillet, de concert, les cyberactivités «malveillantes» de Pékin et l’accuseront de mener des opérations d’extorsion contre leurs entreprises, mais aussi de menacer leur sécurité, selon un haut responsable américain.

Dans des commentaires à la presse susceptibles d’envenimer encore les relations déjà tendues entre les deux puissances, ce responsable a déclaré, sous couvert d’anonymat, que le «comportement irresponsable de la Chine dans le cyberespace n’était pas cohérent avec son objectif d’apparaître comme un leader responsable». Les cyberactivités de la Chine représentent «une grave menace pour l’économie et la sécurité nationale» des États-Unis et de leurs alliés, a-t-il asséné.

Lundi, a-t-il annoncé, «un groupe inédit d’alliés et de partenaires, dont l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Otan, vont rejoindre les États-Unis pour exposer les cyberactivités malveillantes du ministère de la Sécurité chinois». Ils accuseront notamment le gouvernement chinois de «faire appel à des pirates informatiques criminels» pour mener des attaques dans le monde entier, parfois «pour du profit personnel», et dévoileront «50 de leurs tactiques, techniques et procédures», a-t-il précisé.

La Chine accusée d’être responsable de l’attaque contre Microsoft

Ces attaques peuvent avoir pour but de voler des données ou des technologies, mais «des rapports imputent aussi à des hackers liés au gouvernement chinois des demandes de rançon de millions de dollars adressées à des entreprises privées», a-t-il poursuivi, sans donner de détails. Les attaques au «rançongiciel» ou «ransomware», qui impliquent de crypter les données d’une cible et d’exiger de l’argent pour les déchiffrer, sont de plus en plus fréquentes et plusieurs grandes entreprises américaines ont été visées récemment, plutôt par des pirates liés à la Russie.

Dans leur appel, les États-Unis et leurs alliés imputeront formellement à la Chine le piratage massif mené en mars contre les services de messagerie Exchange du groupe Microsoft, qui aurait touché au moins 30.000 organisations, y compris des entreprises, villes et institutions locales américaines. Le géant de la tech avait déjà accusé un groupe de hackers liés à Pékin, baptisé «Hafnium».

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