Pass sanitaire : Gérard Larcher porte plainte après des menaces adressées aux sénateurs

Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé déposer une plainte après des menaces envers les sénateurs lors de l’examen du projet de loi sur l’extension du pass sanitaire, dans une lettre datée de lundi et envoyée à ses collègues. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, avait fait de même à la suite de menaces de mort contre des députés.

Après Richard Ferrand, au tour de Gérard Larcher. Le 15 juillet dernier, le premier avait annoncé, en tant que président de l’Assemblée nationale, qu’il allait porter plainte à la suite de menaces de mort reçues par des députés La République en marche soutenant les mesures vaccinales et le pass sanitaire. Dans un courrier daté de lundi et consulté par Europe 1, c’est désormais le président Les Républicains du Sénat qui indique avoir pris la décision de déposer une plainte après des menaces visant ses collègues. « Cette plainte se fonde sur l’article 433-3 du Code pénal, qui sanctionne les menaces adressées à l’encontre des élus ainsi que les actes d’intimidation », précise Gérard Larcher dans cette lettre envoyée aux sénateurs et sénatrices.

« Un courriel de menaces » reçu lors de l’examen du projet de loi sur l’extension du pass sanitaire

« Le 20 juillet dernier, nous avons été destinataires, en notre qualité de sénatrice et de sénateur, d’un courriel de menaces dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire », justifie le président du Sénat. « Ce courriel indiquait notamment, qu’en cas de refus de notre part de nous opposer au passeport sanitaire, son auteur ‘passerait physiquement’ dans nos bureaux pour nous ‘réclamer des comptes’ et qu’il serait ‘copieusement accompagné par les individus dont [nous entendons] parler aux manifestations du samedi » contre le pass sanitaire, explique-t-il.

Ces propos, qualifiés par Gérard Larcher d' »inacceptables en démocratie », devrait donc aboutir à une nouvelle plainte concernant la sécurité des parlementaires en France. Le 20 juillet, le parquet de Paris avait annoncé avoir ouvert une enquête pour « menaces de mort à l’encontre de personnes investies d’un mandat public » après le signalement de Richard Ferrand. Des députés avaient en outre eux-mêmes déposé une plainte. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait alors écrit aux préfets pour leur demander de renforcer les mesures de protection envers les élus dans un contexte des mobilisations des anti-vaccins.

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