Pegasus : une délégation parlementaire devrait se saisir du dossier, selon Gérard Larcher

La délégation composée de quatre députés et quatre sénateurs est notamment chargée de contrôler l’action du gouvernement en matière de renseignement.

La délégation parlementaire du renseignement devrait enquêter sur le dossier Pegasus, nom du logiciel espion produit par la société israélienne NSO Group pour le compte de différents gouvernements. C’est ce qu’a assuré le président du Sénat, Gérard Larcher, invité sur France Info ce mercredi matin.

D’après une enquête du consortium international de journalistes, s’appuyant sur les données des organisations Amnesty International et Forbidden Story, les téléphones de nombreux journalistes, hommes et femmes politiques ou encore chefs d’entreprise, auraient été infectés par le logiciel Pegasus. En France, c’est le cas d’Emmanuel Macron par exemple.

«Quatre députés et quatre sénateurs»

Face à cette situation, la délégation parlementaire du renseignement peut se saisir. Celle-ci est notamment chargée de «contrôler l’action du gouvernement en matière de renseignement et d’évaluer la politique publique en ce domaine». Elle est composée «de quatre députés et de quatre sénateurs, représentant toutes les sensibilités avec une présidence alternante Assemblée nationale-Sénat, qui est une forme de garantie d’indépendance», explique Gérard Larcher.

Dans le détail, quatre membres des Républicains, trois élus La République en Marche, et un socialiste, prennent part à cette délégation, présidée par le sénateur (LR) François-Noël Buffet. Gérard Larcher a par ailleurs indiqué qu’il s’entretiendrait avec ce dernier, en respectant «l’indépendance de cette délégation», et le «secret de ses travaux».

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