Porté par un rebond des ventes à Pâques, Lindt relève ses objectifs pour 2021

Les ventes du groupe se sont redressées notamment grâce aux marques, Lindor, tablettes Excellence et à l’essor de ses ventes en ligne.

Le chocolatier suisse Lindt & Sprüngli a relevé mardi ses objectifs pour 2021 après avoir vu ses ventes et bénéfices se redresser au premier semestre après le choc de la crise sanitaire l’an passé grâce notamment à un rebond des ventes à Pâques. Son bénéfice net a plus que quintuplé par rapport par rapport au premier semestre l’an passé, remontant à 101,6 millions de francs suisses, tandis que son chiffre d’affaires s’est accru de 17,2%, revenant à 1,8 milliard de francs, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Hors effets de changes, sa croissance organique a atteint 17,4%, a précisé le groupe zurichois. Ces chiffres dépassent les prévisions des analystes interrogés par l’agence suisse AWP, qui tablaient en moyenne sur un rebond à 59,5 millions de francs du bénéfice et sur 1,6 milliard de chiffre d’affaires.

Le rebond du marché du chocolat

Le groupe qui avait déjà dit en début d’année s’attendre à une croissance supérieure à la moyenne en 2021 avec le rebond du marché du chocolat a encore relevé ses objectifs, prévoyant désormais une croissance à deux chiffres, vers «le bas» de ses ventes organiques sur l’ensemble de l’année, soit au-dessus de 10%. Le groupe connu pour ses lapins de Pâques dorés a également confirmé ses objectifs de moyen à long terme, visant ensuite un retour à une croissance de l’ordre de 5 à 7%.

L’an passé, le groupe avait vu son chiffre d’affaires fondre de 12,7% au premier semestre et son bénéfice dégringoler de 77,6%, plombé par ses coûts fixes. Sur les six premiers mois de 2021, ses ventes se sont redressées de 16,4% en Europe, de 18,8% en Amérique du Nord et 18% dans le reste du monde grâce à un rebond significatif de ses ventes à Pâques qui ont dépassé ses attentes, à la bonne tenue des ventes de ses marques de pralines Lindor et tablettes Excellence ainsi qu’à l’essor de ses ventes en ligne.

Les restrictions sanitaires n’en ont pas moins continué de peser sur son réseau de boutiques et cafés ainsi que sur les ventes dans les boutiques hors taxes dans les aéroports, toujours inférieurs à leurs niveaux d’avant la pandémie.

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