Tour de France 2021 : Wout van Aert remporte le dernier contre-la-montre, Tadej Pogacar vers un second sacre

Le Belge Wout van Aert (Jumbo-Visma) lors du contre-la-montre individuel entre Libourne et Saint-Emilion (Gironde), le 17 juillet.

Ce serait mentir que dire que l’on attendait grand-chose de la 20e étape du Tour de France, le deuxième contre-la-montre individuel, samedi 17 juillet, avec ses 30,8 kilomètres tracés dans les vignobles, entre Libourne et Saint-Emilion (Gironde).

Revivez la 20e étape : Tour de France 2021, en direct : van Aert prend les devants sur le contre-la-montre, Pogacar est parti

Avec une concurrence réduite à peau de chagrin et une avance de 5 minutes 45 sur son dauphin, le Danois Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma), le maillot jaune, Tadej Pogacar (UAE), pouvait aborder la journée en confiance. « J’ai fait la reconnaissance du parcours : c’est un chrono très rapide et pas vraiment compliqué, je pense que je peux aller vite. Je l’aborde sans pression, je ferai de mon mieux », confiait-il ainsi la veille, à l’arrivée de la 19e étape, à Libourne.

Un scénario comme celui de l’an passé, où le même Tadej Pogacar avait enlevé à son compatriote Primoz Roglic (Jumbo-Visma) le maillot jaune lors de l’ultime chrono à la Planche-des-Belles-Filles (Haute-Saône), était de fait exclu.

Sans enjeu au général, on pouvait tout de même espérer une âpre bataille entre les rouleurs, qui rêvaient de s’imposer après avoir été frustrés par le numéro de Tadej Pogacar en début de Tour, lors de la 5e étape, à Laval (Mayenne).

Quatrième du premier contre-la-montre, Wout van Aert (Jumbo-Visma) a frappé un grand coup ce samedi en s’imposant avec 21 secondes d’avance sur le Danois Kasper Asgreen (Deceuninck Quick-Step).

Le Belge, qui avait vu ses rêves de maillot jaune douchés par son « meilleur ennemi », le Néerlandais Mathieu Van der Poel (Alpecin-Fenix) en première semaine, avait déjà pris une première revanche le 7 juillet en s’imposant en solitaire dans la onzième étape, entre Sorgues et Malaucène (Vaucluse) – celle de la double ascension du mont Ventoux.

Son coéquipier Jonas Vingegaard, 3e à 32 secondes ce samedi – comme dans la Mayenne –, consolide sa place de dauphin au général. Le duo conclut avec la manière un Tour de France compliqué pour leur équipe, après les abandons de quatre coureurs, dont celui prématuré de leur leader, Primoz Roglic.

« C’est comme ça, c’est la vie »

Le parcours de ce contre-la-montre changeait souvent de direction, et il y avait une demi-côte à mi-parcours : un « tracé pour purs spécialistes », comme le relevait le directeur de course du Tour, Thierry Gouvenou.

Et de spécialistes, justement, il en était un qui était scruté avec attention : le Suisse Stefan Küng (Groupama FDJ), champion d’Europe de la discipline, et décidé à prendre sa revanche sur Tadej Pogacar, qui l’avait devancé de 19 secondes lors du premier contre-la-montre. Stefan Küng ne termine que 4e, à 38 secondes de Wout van Aert. « C’est comme ça, c’est la vie », déclarera-t-il sobrement à l’arrivée.

De son côté, Tadej Pogacar, qui s’est contenté de trois victoires d’étapes sur ce Tour – le chrono de Laval et les deux dernières étapes pyrénéennes, mercredi et jeudi –, se classe 8e du jour, avec 57 secondes de retard sur Wout van Aert.

Défilé sur les Champs-Elysées

Demain, c’est la fin de ce 108e Tour de France, avec l’ultime étape : 108 kilomètres de plat aux allures de défilé entre Chatou (Yvelines) et les Champs-Elysées, à Paris. L’occasion peut-être de voir le « Cav » dépasser la légende Eddy Merckx ?

Le peloton a beau le répéter en boucle depuis la première semaine: le Tour n’est joué qu’une fois la ligne d’arrivée franchie. Mais, sauf catastrophe, Tadej Pogacar s’y adjugera son deuxième triplé de rang : maillot jaune de leader au classement général, maillot blanc de meilleur jeune et maillot à pois de meilleur grimpeur.

En attendant, peut-être l’an prochain, d’égaler un autre record du « Cannibale », Eddy Merckx, qui, en 1969, avait raflé le maillot jaune, le maillot à pois et le maillot vert – le maillot blanc n’existait pas encore. Et même un petit prix de la combativité pour couronner le tout.

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