Tour de France : le gros chèque du vainqueur Pogacar et de son équipe

Certains diront que pour les efforts consentis durant trois semaines et comparativement aux émoluments des joueurs du foot, ces gains sont finalement peu élevés. Mais avec plus d’un demi-million d’euros dans la poche, Tadej Pogacar, vainqueur de son deuxième Tour de France en moins d’un an, a toutefois bien alimenté son compte bancaire en ce mois de juillet.

Alors que 2 288 450 euros de prime étaient distribués sur cette édition, au total, UAE Team Emirates, son équipe, a remporté 619 580 euros. Pogacar emporte notamment les 500 000 euros promis au vainqueur final mais aussi trois fois les 11 000 euros versés au premier de chaque étape. La cagnotte grimpe rapidement si l’on ajoute les 25 000 euros pour son maillot de meilleur grimpeur, 20 000 euros pour celui de meilleur jeune ou encore 7 000 euros (14 x 500) pour ses jours passés en jaune.

UAE termine loin devant les trois équipes qui suivent. La Jumbo qui misait sur un autre Slovène, Primoz Roglic, remporte 359 520 euros, notamment grâce à la deuxième place surprise au classement général de son jeune leader de rechange, Jonas Vingegaard. Mais aussi avec l’aide des trois victoires d’étape (dont celle de ce dimanche sur les Champs-Élysées) de son talent belge Wout Van Aert. Sans oublier la victoire de la quinzième étape à Andorre de l’Américain Sepp Kuss.

Un gouffre abyssal avec les petites équipes

La Bahrain, dont l’hôtel a été perquisitionné pour une affaire de dopage, remporte le classement par équipe et trois étapes pour compléter le podium des gains avec 170 310 euros. Même si elle a levé cinq fois les bras sur la ligne d’arrivée avec Alaphilippe et surtout Cavendish, qui remporte le maillot vert, la Deceuninck termine au pied du podium avec 149 690 euros.

Tout en bas du classement, on retrouve l’équipe Qhubeka, la moins bien payée, qui est repartie avec 11 650 euros, soit une moyenne de 1 456 euros pour chaque coureur présent au départ de Brest. Elle a dû faire avec le forfait de son leader Fabio Aru et trois abandons pendant la course. Pour autant, les gains ont bien augmenté au fur et à mesure des années, suivant la professionnalisation du cyclisme. Par exemple, en 1994, le vainqueur final ne gagnait « que » l’équivalent de 304 000 euros.

Toutefois, cette édition a aussi récompensé des coureurs, à l’origine moins attendus et connus que Pogacar, vainqueur sortant. Très souvent échappé (il a passé 20 % de la Grande Boucle hors du peloton), quatre fois dans le top 10 des étapes, pour son premier Tour, Franck Bonnamour a ramené une grande partie des 39 190 euros de son équipe bretonne BB Hôtels. Le coureur des Côtes-d’Armor a été élu super-combatif et empoché 20 000 euros pour cette distinction.

Ce à quoi il faut ajouter toutes les différentes primes lors de sprints intermédiaires (1 500 euros pour le premier, 1 000 euros pour le deuxième et 500 euros pour le troisième) ou encore les passages aux sommets des côtes et cols. Des sommes non négligeables, comme aime à le répéter le consultant de France TV Laurent Jalabert, pour « la cagnotte que les coureurs de chaque équipe se partagent à la fin du Tour ».

Christopher Froome, quadruple vainqueur du Tour, a lui fait chou blanc cette année. Mais il a tout de même remporté un prix inattendu : celui du coureur le plus poli du Tour.

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