Valérie Lemercier liste ses points communs avec Céline Dion, qu’elle incarne au cinéma

INTERVIEW

Quand Valérie Lemercier entre dans la peau de Céline Dion, elle devient Aline Dieu. C’est cet alter ego qu’elle incarne dans Aline, le nouveau film qu’elle signe en tant que réalisatrice et qui sort en salle le 10 novembre. Loin de moquer la chanteuseAline a été pensé comme un hommage, prenant la forme non pas d’un biopic, mais d’une fiction librement inspirée de la vie de la plus célèbre québécoise. Invitée samedi de l’émission de Laurie Cholewa CLAP !, l’actrice et réalisatrice explique ce qui la rapproche de la chanteuse qu’elle admire.

« Je chante beaucoup moins bien qu’elle ! »

« J’ai passé 30 ans de ma vie sur scène, même si c’était dans des salles beaucoup, beaucoup plus petites », débute dans un sourire Valérie Lemercier. « Je viens aussi d’une famille nombreuse et rurale, où l’on jouait tous d’un instrument. Je suis très proche de ma famille, de mes sœurs. »

Sans faux-semblant, l’actrice et réalisatrice évoque également les blessures de jeunesse qu’elles ont en commun. « Je n’étais pas du tout la jolie petite fille de l’école, bien loin de là », confie-t-elle. « Et comme Céline je suis folle de mode, même si j’ai moins de chaussures qu’elle ! Mais j’aime les vêtements. » Céline Dion estime posséder environ 10.000 paries de chaussures et a dû louer un hangar pour les stocker.

« Quand je vois des photos d’elle, il y a, à certains âges, des similitudes physiques aussi. Mais j’ai quelques kilos de plus, quelques années de plus, et je chante beaucoup moins bien », plaisante Valérie Lemercier, poursuivant sa liste de points communs avec Céline Dion. « Après, il y a plein de choses qui nous différencient. Je n’ai pas d’enfant, par exemple. »

Dans Aline, Valérie Lemercier a en tout cas réussi à attraper la gestuelle scénique si caractéristique de Céline Dion. Mais comment a-t-elle procédé ? « Simplement en la regardant beaucoup », explique-t-elle. « À part pour la scène de la chanson River deep, mountain high, où l’on a travaillé avec un chorégraphe et des danseurs, je vous assure que je n’ai jamais travaillé ça. C’est venu tout seul. »

« Quand on passe un an, jour et nuit, à la regarder, à voir ses mains, ses gestes, ses jambes, ça ressort tout seul », précise l’actrice et réalisatrice. « Il y a des gens que j’ai rencontrés deux heures et qui sont devenus un personnage de mes spectacles. Et là, j’ai regardé énormément d’images d’elle. Dans ce film, j’essaie de mettre tout mon grand corps et tout mon petit cœur. »

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